« Le plus grand adversaire de la Belgique, c’est la Belgique elle-même » : Rik Verbrugghe émet ses doutes

« Le plus grand adversaire de la Belgique, c’est la Belgique elle-même » : Rik Verbrugghe émet ses doutes - Samuel Guadi

La Belgique aborde les Mondiaux de Montréal avec deux cartes majeures : Remco Evenepoel et Wout van Aert. Les deux coureurs disposent d’arguments solides pour viser le maillot arc-en-ciel.

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Difficile d’imaginer Wout van Aert rouler pleinement pour Remco Evenepoel, ou l’inverse. Pourtant, la Belgique dispose de deux véritables candidats au titre mondial à Montréal.

Pour Rik Verbrugghe, ancien sélectionneur national devenu consultant pour la RTBF, Evenepoel reste le principal atout belge : « Je pense que Remco reste le grand leader. C’est un parcours qui lui convient et s’il arrive à partir tout seul, il pourra devenir champion du monde. »

Wout van Aert constitue toutefois une deuxième option particulièrement sérieuse. Le coureur de Visma-Lease a Bike sort d’une Vuelta particulièrement réussie, avec deux victoires d’étape et le maillot vert : « Il a eu beaucoup de malchance ces dernières années. Beaucoup de personnes ont cru qu’il ne retrouverait jamais son niveau d’avant. Et là, il prouve que si. »

Sur le papier, la cohabitation entre Evenepoel et Van Aert semble loin d’être évidente. Verbrugghe ne cache d’ailleurs pas ses doutes : « Ça me paraît compliqué. Mais à un moment donné, il va falloir faire des choix. Il n’y aura pas de radio, donc ils devront communiquer entre eux. Peut-être que l’un devra mettre ses ambitions de côté. »

Ne pas reproduire la mésentente de 2021

Le sélectionneur belge Serge Pauwels a déjà assuré que les rôles seraient clairement définis avant la course et que chacun saurait précisément à quel moment il devra passer à l’action. L’objectif est notamment d’éviter un nouveau scénario comme celui vécu aux Mondiaux de Louvain en 2021.

En 2021, la stratégie belge avait suscité des tensions après la course. Evenepoel avait alors estimé que son équipe avait laissé passer « une vraie chance d’être champion du monde » en privilégiant Van Aert. Quelques jours plus tard, ce dernier avait répondu en qualifiant les propos de son compatriote de « peu intelligents ».

Pour Verbrugghe, la principale difficulté pourrait donc se trouver au sein même de la sélection belge : « Le plus grand adversaire de la Belgique, c’est la Belgique elle-même. Il va falloir accorder ses violons et ne pas trop en faire dans la course. »

La Belgique possède ainsi deux cartes capables de jouer le titre, mais devra trouver le bon équilibre entre les ambitions d’Evenepoel et celles de Van Aert. Sans radio pendant la course, la communication entre les deux hommes et la capacité à respecter le scénario défini par Serge Pauwels seront particulièrement importantes.