Tour des Flandres, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège, Giro, Tour de France, Demi Vollering a survolé la saison. Mais ce samedi à Montréal, la Néerlandaise a surtout été décrocher son premier maillot arc-en-ciel.
Pour ce faire, Vollering a lancé les hostilités à 38 kilomètres de l’arrivée et s’est retrouvée isolée en tête de la course. Mais lorsqu’un petit groupe l’a rejoint, le doute s’est installé comme elle l’a reconnu à Het Laatste Nieuws : « À plusieurs reprises, j’ai pensé être parti trop tôt. Je n’osais pas trop me retourner en chemin, car j’avais peur qu’elles reviennent. Soudain, elles étaient là et je me suis dit : merde ! Mais je devais garder espoir. Je me suis investie à fond et je n’ai pas abandonné ».
Dans la dernière ligne droite, elle a dû réaliser un gros sprint pour dominer Niewiadoma dans un sprint à deux et s’offrir son premier titre de championne du monde. « Je n’arrive toujours pas à y croire », a-t-elle d’ailleurs avoué après avoir passé la ligne. « C’était mon rêve, et j’ai travaillé si dur pour atteindre cet objectif. Il faut du courage pour croire en un but comme celui-ci. C’est vraiment touchant de voir toutes mes coéquipières se battre autant pour moi, même si elles auraient pu eux aussi prétendre au titre. Puck Pieterse m’a super bien emmenée et je ne pouvais tout simplement pas laisser passer cette occasion. »
« Je n’avais pas l’intention de laisser filer le titre. Il m’appartenait ! », a-t-elle ensuite ajouté en riant. « C’était une course passionnante à regarder, je trouve, et je suis ravie de cette victoire. J’ai hâte de la revoir. »
Au micro de la RTBF, Demi Vollering a une nouvelle fois mis l’accent sur le travail collectif qui a entouré sa victoire : « C’est incroyable. Je suis tellement fière que ça ait enfin fonctionné. La manière dont on a roulé en équipe aujourd’hui, je pense que c’est l’une des plus belles choses, de pouvoir être entourée de telles coéquipières. Elles ont bossé tellement dur pour moi, elles se sont totalement sacrifiées, à 100 % pour moi. En fait, déjà ça, c’était un rêve pour moi que mon équipe croit autant en moi. Ce qui me permet de porter cet incroyable maillot. Je n’aurais pas pu le faire toute seule ».













