Eddy Merckx tranche : « Tadej Pogacar est désormais au-dessus de moi »

Eddy Merckx tranche : « Tadej Pogacar est désormais au-dessus de moi » - Samuel Guadi

Avec cinq victoires finales sur le Tour de France, Tadej Pogacar a rejoint un cercle extrêmement fermé de champions. Pour Eddy Merckx, le Slovène est même déjà passé devant lui dans la hiérarchie des plus grands cyclistes de l’histoire.

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BELGA

Tadej Pogacar est-il le meilleur cycliste de tous les temps ? Cet été, le Slovène a décroché son cinquième Tour de France, rejoignant ainsi les quatre autres coureurs qui avaient atteint ce total : Jacques Anquetil, Bernard Hinault, Miguel Indurain et le Cannibale lui-même.

Et une sixième victoire semble désormais n’être qu’une question de temps. Mais la comparaison entre les générations ne se limite évidemment pas au nombre de Tours remportés. Interrogé par Eurosport dans le cadre du documentaire Anatomy of a G.O.A.T., qui sera présenté cette semaine, Eddy Merckx a donné son avis.

« Il est désormais au-dessus de moi », affirme le Belge. « Il ramène une forme de cyclisme que nous avions oubliée. »

Une déclaration qui confirme les propos déjà tenus par Merckx l’été dernier auprès de VTM NIEUWS : « Il est meilleur que moi, même s’il a moins de concurrence que celle que j’avais à mon époque. Mais Tadej est plus impressionnant en montagne. J’ai beaucoup d’admiration pour Pogacar. »

Merckx n’est pas le seul

Le documentaire Anatomy of a G.O.A.T. s’appuie notamment sur des données et des entretiens pour décrypter les performances du Slovène. D’autres anciens vainqueurs du Tour de France, comme Alberto Contador et Geraint Thomas, y livrent également leur regard sur le phénomène Pogacar.

L’Espagnol n’hésite pas non plus à le placer tout en haut de la hiérarchie. « Pour moi, Pogacar est le meilleur de tous les temps », affirme-t-il sans hésitation. « Tadej veut tout gagner. Quand on y réfléchit, il est très difficile de trouver, dans n’importe quel autre sport, un athlète qui soit à ce point supérieur à ses rivaux. Il l’est dans chaque course. De février à octobre. »

Geraint Thomas partage cette admiration et se souvient notamment d’une anecdote vécue lors de Liège-Bastogne-Liège. Alors que le rythme était déjà soutenu, le Britannique avait été surpris par l’attitude du Slovène. « Je me souviens avoir disputé Liège-Bastogne-Liège contre lui et que le rythme était déjà très élevé. Il est venu à côté de moi et a simplement commencé à discuter », raconte-t-il. « Je lui ai répondu quelque chose comme : « Mon gars, je ne peux pas vraiment parler maintenant. » Il a encore une ou deux vitesses de plus que moi, c’est certain. »