« Dans ma tête je me préparais déjà au sprint », « Le rythme était dingue » : les réactions de Tadej Pogacar et Paul Seixas après leur superbe duel

« Dans ma tête je me préparais déjà au sprint », « Le rythme était dingue » : les réactions de Tadej Pogacar et Paul Seixas après leur superbe duel - Guillaume Jans

Tadej Pogacar a remporté son 3ème Monument de la saison, Liège-Bastogne-Liège après un superbe duel avec le Français Paul Seixas.

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BELGA

Tadej Pogacar vient de remporter Liège-Bastogne-Liège, son 3ème Monument sur les 4 disputés. À notre micro, le Slovène est d’abord revenu sur le début de course où Remco Evenepoel s’était échappé avec un groupe en prenant plus de 3 minutes : « Aujourd’hui beaucoup de choses se sont passées. Au début j’étais en retrait, j’ai suivi les roues. J’ai baissé la tête, un moment j’ai relevé la tête et j’ai vu que le groupe était séparé. Après 20 minutes, on a compris que ce n’était pas si mal de les avoir laissés. Ensuite, on a gardé la situation sous-contrôle. Mes coéquipiers ont fait un travail incroyable et l’équipe Décathlon est aussi venue aider donc c’était bien. Après, il est vrai qu’il faut jamais laisser Remco partir comme ça, mais aujourd’hui c’était différent et je suis content qu’on ait réussi. »

Le coureur de l’UAE-Emirates a ensuite eu un mot sur son adversaire Paul Seixas qu’il a seulement réussi à lâcher dans la Roche aux Faucons : « Dans la redoute j’allais vraiment chercher loin dans mes ressources. Je voyais qu’il était un peu en difficulté mais au sommet il est venu à côté de moi donc j’étais très impressionné. Dans ma tête je me préparais déjà à aller jusqu’au sprint car il était vraiment fort. J’ai retenté d’attaquer dans la roche aux Faucons et heureusement il a lâché. »

« Il ne faut pas brûler les étapes »

Le Français Paul Seixas était lui assez fier de sa très grosse performance : « D’avoir pu suivre Pogacar, c’est déjà quelque chose. Je suis content de la performance que j’ai faite. Au Strade j’étais un peu seul quand il attaquait et aujourd’hui j’étais bien placé donc j’ai su le suivre ». Il a pu tenir la roue jusqu’à la fameuse Roche aux Faucons, où il a dû céder : « J’étais au bout du bout dans le Redoute. Le rythme était dingue. Il n’en fallait pas plus car il était à la rupture. Les relais lui ont fait du bien et puis ça s’est joué dans la Roche. »

Le coureur de l’équipe Décathlon mature sait qu’il doit encore progresser : « Il me manque de la puissance, ça paraît évident. C’est le plus grand de tous les temps. Il n’en manquait pas tant pour basculer avec lui. Il y a encore du boulot et il ne faut pas brûler les étapes. Aujourd’hui c’était vraiment un duel à la force brute. La course n’était pas compliquée. J’étais dans sa roue c’était ce que j’avais à faire. Je n’aurais pas pu faire plus. C’était un duel mano à mano auquel on s’attendait. Je ne pouvais pas faire grand-chose de mieux », conclut le coureur de 19 ans.