Distancé dans la dernière montée, Remco Evenepoel naviguait à l’arrière d’un groupe d’outsiders composé de Jonas Vingegaard, Paul Seixas, Mattias Skjelmose, Juan Ayuso et Florian Lipowitz. Incapable de suivre le rythme, le leader de la Red Bull-Bora-Hansgrohe est contraint de momentanément laisser filer ses rivaux.
Une défaillance passagère sur laquelle le coureur est revenu au micro de VTM NIEUWS : « J’ai eu du mal pendant deux à trois minutes. J’étais au bord des crampes, mais j’ai continué à me battre. On ressent surtout de la douleur, donc on ne réfléchit pas beaucoup à ce moment-là. »
Mais Remco ne panique pas, trouve son propre tempo et parvient à recoller au groupe à l’énergie. Mieux encore, sur les hauteurs du Lioran, une arrivée qu’il connaissait pour y avoir couru deux ans auparavant, Evenepoel fait parler son explosivité pour coiffer tout le monde et terminer à la seconde place. Il coupe l’effort à 32 secondes du vainqueur du jour, Tadej Pogacar, mais relègue Seixas et Lipowitz à deux secondes, Ayuso et Skjelmose à six secondes, tandis que Jonas Vingegaard, en souffrance sur la fin, concède douze secondes sur le Belge.
Une réaction d’orgueil majuscule qui le remplit de fierté : « Au final, je fais tout de même deuxième. Il m’en restait clairement assez pour un petit sprint. Je récupère bien des efforts. Ce serait typiquement belge de ne retenir que le négatif après cette journée. J’espère que cela n’arrivera pas. Combien je me donne pour aujourd’hui ? Un 9/10. Pas 10, parce que j’ai dû lâcher un moment. »
Grâce à cette superbe fin de course et aux six secondes de bonification empochées, Remco Evenepoel réalise le coup parfait. Il déloge Isaac Del Toro pour s’emparer de la troisième place du classement général et revient à seulement 30 secondes de la deuxième place de Jonas Vingegaard.













