Quatre ans après son sacre, l’Argentine remet son titre en jeu. Sera-t-elle capable de le conserver ? L’Albiceleste a en tout cas montré une grosse solidité lors des qualifications pour ce Mondial, sur lesquelles elle a tout simplement roulé. Première avec 12 victoires, 2 partages et 4 défaites, elle a tout simplement terminé avec 9 points d’avance sur son plus proche concurrent et a mis 10 points dans la vue d’un Brésil contre qui elle s’est imposée 4-1 sans Messi.
Et l’Argentine arrive sans doute plus motivée que jamais, avec la possibilité d’écrire l’histoire. L’Albiceleste a, en effet, remporté les trois derniers tournois auxquels elle a participé. Si elle venait ajouter la Coupe du monde 2026 aux Copa America 2021 et 2024 et à la Coupe du monde 2022, elle ferait mieux que le triplé espagnol Euro 2008, Coupe du monde 2010, Euro 2012.
La variable Messi
L’optimisme règne donc en Argentine. Mais une question est tout de même au bout de toutes les lèvres : dans quel état est Lionel Messi ?
Car sur papier, la sélection argentine est peut-être plus forte qu’en 2022. Elle est en tout cas plus expérimentée. Enzo Fernandez, Alexis Mac Allister ou Julien Alvarez pour ne citer qu’eux ont désormais l’habitude des grands rendez-vous. Et sur le banc, des joueurs comme Paz, Simeone ou Almada amènent également de la qualité.
Mais Lionel Messi a, lui, connu la trajectoire inverse et est sans doute moins fort qu’en 2022. De plus, l’Argentin de 38 ans a connu une petite alerte physique lors de sa dernière sortie avec l’Inter Miami. S’il a finalement été annoncé qu’il s’agissait purement de précaution, la condition physique de l’octuple Ballon d’Or inquiète.
Une kyrielle de blessés
Et il n’est d’ailleurs pas le seul. Emiliano Martinez s’est cassé le doigt avant la finale d’Europa League, et s’il devrait être fit pour le premier match, il n’aura aucune préparation dans les jambes. Cristian Romero, le patron de la défense n’a, lui, plus joué depuis deux mois, touché au genou. Les deux latéraux droits, Molina et Montiel sont également blessés, ce qui a poussé Scaloni à prendre plusieurs backs droits comme back-up pour les derniers matchs amicaux. Enfin, Julian Alvarez s’est blessé à la cheville en demi-finale de Ligue des champions, alors que Nico Gonzalez et Leandro Paredes sont également gênés par des pépins physiques.
Si aucun joueur n’a pour l’instant dû déclarer forfait, ils sont nombreux à arriver dans une condition loin d’être optimale.
Une inquiétude qui pèse donc sur la défense centrale. Otamendi a 38 ans et Romero n’aura plus joué depuis deux mois. Le troisième point étant Lisandro Martinez, qui peine également à enchaîner les matchs, la confiance n’est pas de mise dans ce secteur. Il est donc étonnant que Senesi, très bon avec Bournemouth, n’ait pas été repris.
Scaloni, l’homme qui a tout gagné
Mais difficile de critiquer un sélectionneur qui gagne, et le coach de 48 ans a prouvé qu’il en était capable puisqu’il a ramené les trois derniers trophées de l’Albiceleste.
Avec l’expérience des années dans la poche, Scaloni sait donc comment manier son groupe et bénéficie d’une confiance totale de tout un pays, libéré de la charge de 36 années sans Coupe du monde. Finalement, cette Argentine n’a peut-être rien à perdre, et c’est ce qui pourrait la rendre d’autant plus dangereuse, malgré toutes les interrogations.
Le onze probable de l’Argentine : Emiliano Martinez – Molina – Romero – Otamendi – Tagliafico – De Paul – Fernandez – Mac Allister – Messi – Almada – Alvarez













