« Avec 64 équipes, l’Italie pourrait peut-être se qualifier » : Gianni Infantino se moque de la Nazionale

« Avec 64 équipes, l’Italie pourrait peut-être se qualifier » : Gianni Infantino se moque de la Nazionale - Samuel Guadi

En marge du match d’ouverture au Mexique, le président de la FIFA s’est fendu d’une plaisanterie sur la troisième absence consécutive de l’Italie en Coupe du monde, une blague qui n’a pas du tout plu au pays.

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AFP

Alors que les supporters italiens digèrent à peine le traumatisme historique de voir leur sélection manquer un troisième Mondial de suite (2018, 2022 et 2026), Gianni Infantino a choisi l’humour. Interrogé par le média brésilien CazéTV lors du coup d’envoi du tournoi opposant le Mexique à l’Afrique du Sud, le patron du football mondial est revenu sur le nouveau format élargi de la compétition : « Nous avons même évoqué la possibilité de passer à 64 équipes afin d’impliquer davantage le monde du football. La proposition a été débattue au Conseil, mais pour l’instant, profitons de cette première édition. Avec 64 équipes, l’Italie pourrait peut-être se qualifier. On pourrait même aller jusqu’à 228 équipes et voir si c’est possible. »

Cette sortie, largement relayée par la Gazzetta Dello Sport, a immédiatement embrasé la sphère politique du pays. Le député Gaetano Amato est monté au créneau pour fustiger l’attitude du dirigeant, lui rappelant les devoirs liés à sa fonction : « Gianni Infantino prend plaisir à se moquer de l’Italie parce qu’elle n’a pas réussi à se qualifier pour la Coupe du Monde ? N’oublions pas qu’il ne parle pas comme un simple supporter dans un bar, mais en tant que président de la Fifa. Un rôle qu’il occupe grâce au soutien de la fédération italienne et qui devrait imposer équilibre, respect et sens des responsabilités institutionnelles. Nous sommes les premiers à avoir honte du déclin de notre équipe nationale et du désastre que traverse le football italien ; nous n’avons pas besoin de ses plaisanteries de mauvais goût pour le constater. Se moquer de l’Italie est d’une mesquinerie rare, surtout de la part de quelqu’un qui devrait représenter le football mondial tout entier, Italie comprise. »

Malgré ce climat de tension et le boycott annoncé par 19 % de la population, l’engouement pour le tournoi reste mesuré mais réel de l’autre côté des Alpes. Selon une enquête de l’institut SWG menée auprès de 800 personnes début juin, 59 % des Italiens comptent tout de même suivre les matchs. En l’absence de leur équipe, les suffrages se reportent principalement sur le Brésil (17 %), séduit par la présence de Carlo Ancelotti sur le banc, suivi par l’Espagne (16 %) et l’Argentine (10 %). La France et l’Angleterre ferment la marche des préférences avec à peine 5 % des soutiens.