La participation de l’Irak, fin mars, aux barrages intercontinentaux en vue de la Coupe du monde de football 2026 de cet été aux États-Unis, au Canada et au Mexique (11 juin-19 juillet) est incertaine en raison du conflit persistant au Moyen-Orient. La fédération mondiale de football, la FIFA, et la Confédération asiatique de football (AFC) suivent la situation de près, tout comme celle de l’Iran qui envisage de se retirer de la compétition.
Les Irakiens devraient jouer le 31 mars à Monterrey, au Mexique, l’une des deux finales des barrages intercontinentaux contre le vainqueur du duel entre la Bolivie et le Suriname. Ils pourraient ainsi se qualifier pour la Coupe du monde en tant que neuvième pays asiatique. On craint toutefois désormais que l’Irak ne parvienne pas à se rendre au Mexique. Depuis les frappes aériennes menées samedi par les États-Unis et Israël contre l’Iran, l’espace aérien irakien est entièrement fermé. Téhéran a réagi ces derniers jours en lançant une série de missiles et de drones contre Israël et contre plusieurs bases au Moyen-Orient où des troupes américaines sont actives.
La fédération irakienne de football est dans l’embarras. « Nous suivons la situation, en collaboration avec la FIFA et l’AFC », indique-t-elle dans un communiqué. Le sélectionneur national, Graham Arnold, est par ailleurs bloqué aux Émirats arabes unis. L’Australien, qui a joué en Belgique dans les années 1990 pour le Royal Football Club de Liège et le Sporting de Charleroi et qui est sélectionneur de l’Irak depuis mai de l’année dernière, semble lui aussi, tout comme plusieurs joueurs et membres du staff, ne pas pouvoir rejoindre le Mexique. Plusieurs ambassades sont en effet également fermées, ce qui rend impossible toute demande de visa.
L’Iran en stand-by
Qualifiée pour sa quatrième phase finale consécutive de Coupe du monde, l’Iran figure dans le groupe G avec les Diables rouges, ainsi que l’Égypte et la Nouvelle-Zélande. La sélection doit disputer ses trois matches de poule aux États-Unis : contre la Nouvelle-Zélande, le 15 juin à Los Angeles, contre la Belgique, le 21 juin toujours à Los Angeles, et contre l’Égypte, le 26 juin à Seattle.
L’Irak est donc cité parmi les deux pays, avec les Émirats arabes unis, pour remplacer l’Iran dans le groupe des Diables rouges.













