Invité sur le plateau de Sky Sport Allemagne, Oliver Kahn n’a pas tari d’éloges sur Michael Olise, auteur d’une prestation majuscule mercredi face au Real Madrid (4-3) : « Au vu de ses performances ces dernières semaines, Michael Olise est assurément en bonne voie pour le Ballon d’Or. »
Kahn sait de quoi il parle, lui qui a terminé deux fois sur le podium (2001 et 2002). Avec une pointe d’autodérision, il s’est souvenu de sa propre déception. « Je croyais l’avoir gagné ! J’y suis allé en me disant « OK, c’est pour moi », et j’ai découvert que non. J’étais un peu agacé », a-t-il plaisanté.
Si Olise brille, la concurrence est féroce, y compris au sein de son propre vestiaire. Harry Kane, qui vient de franchir la barre mythique des 50 buts cette saison, reste le favori numéro 1 des bookmakers. Olise suit de près, au coude à coude avec la pépite barcelonaise Lamine Yamal. Le suspense reste entier, d’autant que le tenant du titre, Ousmane Dembélé, n’a pas dit son dernier mot après son doublé fracassant à Liverpool.
Oliver Kahn a également profité de cette interview pour souligner l’impact de Vincent Kompany sur le renouveau bavarois. Selon lui, le coach belge a trouvé l’alchimie parfaite entre autorité et proximité : « Il a une vision claire et une humanité que la génération actuelle apprécie énormément. »
Kahn rappelle toutefois que le poste d’entraîneur au Bayern exige aussi de savoir jongler avec une direction exigeante : « Comme le disait Ottmar Hitzfeld, à Munich, il faut savoir composer avec les dirigeants. Si ces éléments sont réunis, ça fonctionne. »













