« J’ai bien montré que les critères ne font pas tout » : l’immense fierté de Saliyya Guisse après sa médaille d’argent !

« J’ai bien montré que les critères ne font pas tout » : l’immense fierté de Saliyya Guisse après sa médaille d’argent ! - Belga

Saliyya Guisse a pris une incontestable revanche, en décrochant la médaille d’argent sur triple saut à l’Euro d’athlétisme, où elle n’avait d’abord pas été sélectionnée par la fédération nationale avant d’être repêchée. « J’avais la chance de briller et j’ai l’ai saisie », a-t-elle constaté avec émotion, une fois le métal autour du cou. « C’était aujourd’hui qu’il fallait sauter loin. »

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« Un hold-up. Un truc de dingue. » C’est ainsi que Saliyya Guisse a décrit d’emblée son remarquable résultat aux championnats d’Europe, où elle a décroché jeudi une inattendue médaille d’argent sur le triple saut. Si elle ne faisait pas partie des favorites, l’athlète de 30 ans était la première à croire en ses chances. « C’est un peu particulier, parce que je suis en compétition pour gagner. Dans ma tête, j’étais partie pour être championne d’Europe. Je suis deuxième, je pense que c’est pas si mal ! »

« J’étais pas sélectionnée au départ » s’est exclamée Guisse en zone mixte. « C’est un truc de fou », a poursuivi celle qui est en effet passée de l’enfer au paradis avec le revirement dans la sélection du Team Belgium. « J’ai bien fait de persévérer, de continuer. Au quotidien, je m’éclate, et maintenant j’ai une petite breloque en plus ! »

Après ce succès à Birmingham, elle a dédié sa réussite à ses proches, et à elle-même, « à la petite moi qui, à 4 ans, a commencé l’athlétisme et rêvait de faire les Jeux Olympiques, des championnats, et qui fait de l’athlétisme et du triple saut d’abord parce qu’elle adore ça. Mais aussi évidemment à ma maman : c’est ma coach depuis 26 ans et ma maman depuis toujours. Et puis tout le reste de ma famille, et mon copain, qui sont toujours derrière moi. »

Saliyya Guisse a eu un mot pour son amie Ilona Masson, qui a terminé à la 4e place du concours. « J’ai un peu mal au cœur pour elle parce que la médaille était jouable, mais elle est bien plus jeune que moi ! Elle aura encore beaucoup de championnats et de médailles », l’a-t-elle encouragée.

« Je ne sais même pas comment expliquer mes émotions », a expliqué Guisse, en descendant du podium protocolaire quelques minutes seulement après la fin du concours, jeudi à Birmingham. « En compétition, tout peut arriver, les cartes sont rebattues. Je ne digère pas encore ! J’ai vu qu’il y avait mon nom sur la médaille ! Je réalise pas. Je ne sais pas trop ce qui se passe », s’est-elle exclamée en reprenant ses esprits.

La résilience de l’athlète de 30 ans s’est pleinement illustrée sur la piste de l’Alexander Stadium. « Il fallait se donner à fond et essayer de gagner. Je sais que j’ai bossé, et que je suis capable de sortir des choses en compétition que je ne sors pas à l’entraînement. Je sais aller chercher au fond de mes tripes. »

« Pour le TDAH que je suis, je suis fière d’être restée concentrée jusqu’au cinquième essai. Pour le sixième, j’ai essayé mais ça n’a pas trop marché », s’est-elle amusée. « J’ai vu que ma maman », Marilyn Milants, qui porte la double casquette et est également sa coach, « contenait beaucoup d’émotion. Elle est plus stressée que moi en compétition, mais elle essaie de ne pas le montrer. »

Après avoir milité pour la sélection de tous les athlètes qualifiés, « j’ai bien montré que les critères ne font pas tout. Certaines personnes peuvent se révéler en compétition ! »

L’heure est à la célébration : « je vais faire la fête : danser m’éclater et voir ma famille ! Ça va être une bonne soirée. »