« L’objectif est simple : les battre » : le coach de Bergs nourrit de grandes ambitions pour son poulain

« L’objectif est simple : les battre » : le coach de Bergs nourrit de grandes ambitions pour son poulain - Samuel Guadi

Avant son duel face à Ben Shelton au troisième tour du Masters 1000 de Montréal, Zizou Bergs peut s’appuyer sur la confiance totale de son entraîneur. Jan De Witt estime que le Belge dispose encore d’une importante marge de progression et nourrit de grandes ambitions pour la suite de sa carrière.

circus
Photo
BELGA

Tombeur de Sebastian Baez (ATP 48) au tour précédent, Zizou Bergs (ATP 34) s’est offert un choc face à Ben Shelton (ATP 10) avec, en jeu, une place en huitièmes de finale à Montréal. Une nouvelle occasion pour le numéro un belge de poursuivre sa progression, un développement qui réjouit son entraîneur Jan De Witt.

Dans un entretien accordé au site de l’ATP, le technicien allemand s’est montré particulièrement élogieux envers son joueur. Selon lui, les progrès réalisés ces derniers mois sont évidents, mais le plafond du Limbourgeois est encore loin d’être atteint : « Il a progressé dans tous les domaines. Mon rôle est de le guider, de l’aider, de le conseiller, peut-être d’accélérer un peu sa progression et de le soutenir lorsqu’il doute de lui. »

Depuis qu’il a rejoint l’équipe de Bergs à la mi-saison 2025, De Witt a accompagné l’ascension du Belge, qui a décroché son premier trophée ATP à Eastbourne avant d’atteindre le meilleur classement de sa carrière. Une évolution encourageante qui ne satisfait toutefois pas pleinement l’ancien entraîneur d’Andy Murray, de Gilles Simon et de Gaël Monfils.

Battre les tout meilleurs

Les derniers mois de la saison passée ont également marqué un tournant dans le développement du Belge. Opposé successivement à Carlos Alcaraz, Novak Djokovic et Jannik Sinner, Bergs a certes subi trois défaites, mais il s’en est servi pour apprendre : « Ces matchs ont été extrêmement précieux. Zizou a pu constater que ces joueurs sont incroyablement forts, les meilleurs du monde, mais qu’ils ne sont pas invincibles. Nous avons hâte de les retrouver. La prochaine fois, l’objectif est simple : les battre. »

À 61 ans, Jan De Witt cultive un mode de vie loin des clichés du sport de haut niveau. Installé dans un petit village de 600 habitants, l’Allemand affirme se passer de smartphone et se définit volontiers comme « un gars simple, à l’ancienne ».

Cette simplicité ne l’empêche pourtant pas de s’appuyer sur des outils d’analyse particulièrement sophistiqués. Après chaque rencontre, il passe en revue les données Hawk-Eye, les statistiques et les analyses générées par l’intelligence artificielle : « Après chaque match, j’analyse en profondeur toutes les informations disponibles afin de comprendre nos points forts et nos axes d’amélioration. La technologie n’a de valeur que si elle permet de franchir un cap. »