« J’ai toujours mes chances, en particulier ici » : Djokovic pas là pour une tournée d’adieu à l’Open d’Australie

« J’ai toujours mes chances, en particulier ici » : Djokovic pas là pour une tournée d’adieu à l’Open d’Australie - Jérôme Jordens

Novak Djokovic arrive très motivé à l’Open d’Australie. Le Serbe sait que Carlos Alcaraz et Jannik Sinner partent favoris, mais pensent avoir ses chances, lui qui a déjà remporté le tournoi à dix reprises.

circus
Photo
Hector RETAMAL / AFP

Rares ont été les éditions de l’Open d’Australie où Novak Djokovic n’est pas arrivé dans la peau d’un des grands favoris. Sacré à dix reprises Down Under, le Serbe doit désormais faire face à la domination de Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, qui ont remporté les huit derniers tournois du Grand Chelem.

À 38 ans, il est plus souvent interrogé sur la date de sa retraite que sur la possibilité de gagner un 25e tournoi du Grand Chelem. Pourtant, en conférence de presse, Djoko s’est montré très motivé : « Beaucoup me demandent quand sera la date de ma fin de carrière, mais je ne veux pas encore y penser, car je suis toujours là à me battre. Quand cela arrivera, je le partagerai avec vous et nous discuterons de la tournée d’adieu, mais pour l’instant je suis toujours Nº4 mondial, je continue de jouer au plus haut niveau, je sens qu’il n’est pas nécessaire d’avoir cette discussion ».

Pas question donc de tournée d’adieu pour Djokovic, mais une réelle envie de faire tomber Sinner et Alcaraz. « J’ai toujours la motivation et bien sûr je me rends compte que Sinner et Alcaraz sont en ce moment sur une autre planète que les autres. C’est un fait. Mais ça ne veut pas dire que personne d’autre n’a ses chances. J’ai toujours mes chances, à chaque tournoi, et en particulier ici », lance le numéro 4 mondial.

Mais il sait malgré tout que ce sera difficile, notamment physiquement, de rivaliser avec les deux monstres dans un match en cinq sets : « Il me manque un peu de jambes pour pouvoir rivaliser avec ces gars dans les dernières étapes des Grands Chelems. J’essaie toujours d’être là. Ma priorité maintenant est de prendre soin de mon corps et de traiter chaque match comme s’il s’agissait d’une finale, en accumulant de l’élan sans gaspiller d’énergie inutile. J’espère pouvoir aller loin à nouveau, j’aimerais avoir l’opportunité de rivaliser avec l’un d’eux, ou peut-être avec les deux. Nous verrons comment les choses évoluent ».

Partir défaitiste, ce serait mal connaître le bonhomme, plus habitué aux déclarations accompagnées d’une pointe d’arrogance que d’une humilité débordante. « Je sais que quand je suis en bonne santé, quand je peux mettre en place toutes les pièces du puzzle le jour J, je peux battre n’importe qui. Si je n’avais pas cette confiance en moi, je ne serais certainement pas assis ici à vous parler, ni inscrit dans le tournoi », a lancé le Serbe.