Le duel au sommet entre Arsenal et Liverpool de ce jeudi soir aura accouché d’un triste partage (0-0), dans une rencontre qui aura rarement fait vibrer les supporters des deux équipes. Une action a tout de même fait parler d’elle en toute fin de rencontre.
Alors qu’il a dégagé un ballon en touche, Connor Bradley s’est écroulé à quelques centimètres de la ligne de touche. Gabriel Martinelli, qui voulait jouer la rentrée rapidement, a alors perdu ses nerfs et a lancé le ballon sur le joueur de Liverpool avant de le pousser pour essayer de le mettre hors du terrain, estimant qu’il gagnait du temps à une minute de la fin du match.
Mais finalement, Bradley a dû quitter la pelouse de l’Emirates Stadium sur une civière et on craint une grave blessure au genou. L’attitude de Martinelli a alors créé une grosse polémique. L’ancien joueur de Manchester United, Gary Neville, devenu consultant, n’a d’ailleurs pas mâché ses mots à propos du joueur de 24 ans. « Je ne comprends pas comment les joueurs de Liverpool n’ont pas voulu aller le frapper », s’est-il emporté.
Ce vendredi, le joueur brésilien d’Arsenal a pris la parole sur les réseaux sociaux, s’excusant pour son geste, affirmant avoir pris contact directement avec le joueur de Liverpool : « Conor et moi avons échangé un message et je lui ai déjà présenté mes excuses. Je n’ai vraiment pas réalisé qu’il était sérieusement blessé dans le feu de l’action. Je veux dire que je suis profondément désolé d’avoir réagi. J’envoie à nouveau mes meilleurs vœux à Conor pour un rétablissement rapide ».
Son entraîneur, Mikel Arteta est venu à son secours après la rencontre, expliquant que Martinelli ne s’était pas rendu compte de la gravité de la blessure dans le feu de l’action.
Arne Slot, l’entraîneur de Liverpool a également eu une attitude très classe à l’interview, en prenant la défense de Martinelli : « Je ne connais pas Gabriel Martinelli, mais il a l’air d’être un type sympa. Le problème pour lui, et c’est un problème général dans le football, c’est qu’il y a tellement de pertes de temps dans les dernières minutes des matchs que parfois, on peut être agacé quand on veut marquer un but et qu’on a l’impression qu’un joueur fait semblant d’être blessé. Je suis sûr à 100 % que s’il avait su quelle pourrait être la blessure, il ne l’aurait pas fait. »













