Après les révélations publiées le 25 septembre par The Athletic, la Premier League est officiellement sortie du silence ce mardi. Dans un communiqué, l’instance confirme que la commission indépendante chargée du dossier a reconnu Manchester City coupable de tous les chefs d’accusation concernant des violations graves des règles financières de la Premier League sur une période de neuf saisons.
Les faits retenus concernent la période comprise entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018. La commission a notamment établi que Manchester City avait utilisé plusieurs accords commerciaux qualifiés de « fictifs » afin de présenter une situation financière différente de la réalité.
Selon la Premier League, certains contrats auraient permis au club de gonfler artificiellement ses recettes et de réduire ses coûts. La commission estime que ces montages ont représenté plus de 900 millions de livres sterling, soit environ 1,05 milliard d’euros, sur la période concernée. Le club aurait également transmis des comptes erronés et dissimulé sa situation financière réelle à ses auditeurs ainsi qu’aux instances de régulation. La commission a par ailleurs conclu que Manchester City avait gravement enfreint les limites de dépenses fixées par la Premier League et l’UEFA.
Le comportement du club pendant les quatre années d’enquête a également été retenu. La commission a estimé que le club avait « déployé des efforts concertés pour entraver et faire échouer l’enquête de la Premier League ».
Malgré cette décision, Manchester City n’a pas encore reçu de sanction. La Premier League précise que cette question sera traitée séparément lors d’une nouvelle audience devant la commission indépendante : « Les faits ayant été établis, la question des sanctions sera traitée séparément lors d’une nouvelle audience devant la Commission indépendante. »
Cette audience se déroulera à huis clos et restera confidentielle jusqu’à ce que la publication de ses conclusions soit autorisée. Manchester City dispose par ailleurs d’un droit de recours contre les conclusions de la commission et doit exercer ce droit au plus tard le 2 octobre.













