« L’Union adore ce rôle d’outsider » : Vincent Kompany tresse des couronnes aux Bruxellois

« L’Union adore ce rôle d’outsider » : Vincent Kompany tresse des couronnes aux Bruxellois - Samuel Guadi

En conférence de presse, Vincent Kompany a souligné l’excellent travail de l’Union Saint-Gilloise, un club qui attise sa sympathie et pour lequel il n’a aucune animosité.

circus
Photo
AFP

Vincent Kompany est actuellement à la tête d’une véritable machine de guerre. Le Bayern Munich est, cette année, sans doute l’une des meilleures équipes d’Europe avec Arsenal. L’ancien entraîneur d’Anderlecht s’apprête à croiser la route d’un adversaire qu’il connaît parfaitement : l’Union Saint-Gilloise. Un club qui lui a posé problème lorsqu’il était entraîneur des Mauves, avec un bilan sans appel de quatre défaites en quatre matches face aux Unionistes depuis leur retour en Jupiler Pro League.

« Nous avions été leur premier adversaire lors de leur remontée en D1. À Anderlecht, certains disaient : « Jouer l’Union à domicile, c’est facile, on va gagner ». Finalement, ils nous ont battus 1-3 », se souvient Kompany. « J’avais bien analysé cette équipe. Je savais qu’elle travaillait très bien et qu’elle allait jouer le titre en Belgique. »

Depuis, les trajectoires se sont confirmées des deux côtés. Kompany a franchi un cap en tant qu’entraîneur, tandis que l’Union s’est durablement installée parmi les références du football belge. « Ils ont un système de recrutement exceptionnel et prennent constamment de bonnes décisions. Ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’ils ont eu cinq entraîneurs en cinq saisons tout en continuant à jouer de la même manière. Il y a du calme, de la stabilité et une vraie continuité, et cela se reflète dans les résultats. »

Contrairement à une partie du public anderlechtois, Vincent Kompany n’éprouve aucune animosité envers l’Union. Pour lui, la rivalité ne peut être comparée à celle avec le Standard ou le Club Bruges : « J’ai clairement plus de sympathie pour l’Union. Quand j’étais jeune, le club évoluait en troisième ou quatrième division et on allait parfois au stade en famille le dimanche. Nous sommes avant tout des Bruxellois. La rivalité se vit surtout sur le terrain. »

Et s’il devait faire un choix pour le titre ? « Si je dois choisir entre l’Union, le Standard ou Bruges, je choisis très clairement l’Union. Et je dormirais très bien avec ça. Si Anderlecht ne peut pas être champion, je ne serais pas déçu de voir l’Union gagner… même si j’espère évidemment que le Sporting retrouvera cette place le plus vite possible. »

Ce mercredi, l’Union sait que ses chances face au Bayern sont limitées sur le papier. Mais Vincent Kompany refuse toute suffisance : « L’Union adore ce rôle d’outsider. Elle peut devenir très compacte, héroïque devant son but et dangereuse en contre-attaque ou sur phases arrêtées. C’est un rôle qu’aucun autre club belge n’a aussi bien incarné ces dernières années. »