L’aventure de Dino Toppmöller à Lens n’aura duré que quelques semaines. Nommé après le départ de Pierre Sage, l’entraîneur allemand n’a finalement dirigé que six rencontres officielles avec les Sang et Or avant d’être écarté le 15 septembre.
Un début de saison mitigé, avec trois victoires mais une seule en Ligue 1, ainsi que des désaccords avec certains dirigeants, ont précipité son départ. Invité du podcast Spielmacher von 360Media, Toppmöller a décidé de revenir sur les raisons de cette séparation particulièrement rapide.
Selon le technicien de 45 ans, le directeur sportif Jean-Louis Leca et le directeur général Benjamin Parrot auraient rapidement cherché à écarter Nelson Morgado, l’un de ses adjoints historiques. Les deux dirigeants auraient notamment reproché à Morgado d’être « trop exigeant, trop bruyant, en conflit avec trop de personnes », allant jusqu’à le considérer comme un « facteur de perturbation ».
Toppmöller raconte avoir longuement échangé avec les deux hommes au sujet de son adjoint : « La conversation s’est déroulée dans une ambiance très harmonieuse pendant ces deux heures. Ils voulaient me convaincre que ce serait mieux pour moi et pour tout le groupe. »
Mais l’Allemand a refusé de céder à cette demande. Une décision qui aurait alors directement menacé sa propre position au sein du club.
« Une étape considérée comme nécessaire »
Face au refus de Toppmöller de se séparer de Morgado, Leca et Parrot auraient durci leur position : « Ils m’ont alors dit qu’ils considéraient cette étape comme tellement nécessaire que si je ne l’acceptais pas, ils seraient obligés de rompre définitivement. »
« Si j’avais constaté une faute grave, je n’aurais évidemment pas pu la tolérer. Mais ce n’était tout simplement pas le cas », a-t-il insisté.
L’entraîneur allemand assure avoir été « complètement abasourdi » par les reproches formulés à l’encontre de son adjoint. Pour lui, accepter son départ aurait également signifié renoncer à certains principes auxquels il tenait : « Si je devais enfreindre certaines valeurs, j’acceptais de risquer de perdre mon poste. Pour moi, il n’était pas question de me séparer de quelqu’un qui n’avait rien accompli d’extraordinaire. »













