Après avoir porté les couleurs de Saragosse, de l’Athletic Bilbao, de Manchester United, du Paris Saint-Germain et de Boca Juniors, Ander Herrera a pourtant décidé de revenir là où tout a commencé. Cet été, à 37 ans, il a quitté l’Argentine pour retrouver le Real Saragosse.
Le club aragonais traverse une période particulièrement sombre. Relégué en deuxième division en 2013, il a de nouveau chuté cet été, cette fois vers la troisième division espagnole. Une situation qui a poussé Herrera à revenir pour tenter d’apporter son aide, sans chercher à négocier une indemnité de transfert ou un salaire avantageux.
« Le club traverse sans doute la pire période de son histoire. Je voulais revenir pour donner un coup de main, au moins en tant que joueur professionnel », a expliqué l’ancien Parisien dans un podcast avec Rio Ferdinand, son ancien coéquipier à Manchester United.
Pour Ander Herrera, ce retour est avant tout une manière de rendre à son club formateur une partie de ce qu’il lui a apporté : « Je dois beaucoup à ce club. Sans le Real Saragosse je ne serais pas devenu joueur professionnel. Aujourd’hui, dans un moment aussi difficile pour le club, nous avons la responsabilité d’aider l’équipe et le club. »
Après une carrière marquée par des passages dans plusieurs grands clubs européens et en Argentine, Herrera affirme ne plus avoir besoin de gagner davantage d’argent grâce au football : « Je suis très fier de ma carrière, de ce que j’ai gagné sur le plan sportif et comme argent. Je n’en ai plus besoin. Je voulais jouer gratuitement, aider la ville dans laquelle j’ai grandi. »
Même si Herrera souhaitait évoluer gratuitement, la réglementation impose au Real Saragosse de lui verser un salaire légal minimum de 25.000 euros brut par an. Le joueur a toutefois annoncé qu’il reverserait l’intégralité de cette somme à la fondation du club.
L’ancien joueur du PSG veut ainsi donner un sens particulier à la dernière partie de sa carrière. Plus qu’un simple retour aux sources, son engagement représente une tentative de contribuer au redressement d’un club qui a compté dans sa vie : « Un jour, sans doute bientôt, quand je serai à la retraite, je veux me sentir fier de ce que j’ai fait dans ma carrière. »













