« Une bonne cohésion de groupe » : l’ingrédient secret de la génération dorée qui doit inspirer les Diables 2026 selon Nacer Chadli

« Une bonne cohésion de groupe » : l’ingrédient secret de la génération dorée qui doit inspirer les Diables 2026 selon Nacer Chadli - Jérôme Jordens

Alors que la Coupe du monde se rapproche inexorablement, notre consultant Nacer Chadli nous a accordé un grand entretien pour analyser nos Diables rouges. Troisième et dernier chapitre, la comparaison entre 2018 et 2026.

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Paul ELLIS / AFP

À l’approche d’une Coupe du monde, difficile de ne pas reparler de cette édition 2018, où les Diables rouges ont terminé troisièmes, seulement battus par la France en demi-finale. Cette nouvelle génération va donc devoir vivre avec le douloureux poids de la comparaison avec la génération dorée.

Mais qu’attendre de ces jeunes Diables cet été ? Est-il possible de parler d’échec ? « Ça dépend de l’adversaire après la phase de poule », admet Nacer Chadli. « Si tu atteins les huitièmes et que tu joues contre une équipe favorite comme l’Espagne, la France, le Portugal, est-ce que tu as beaucoup de chances de gagner ? Est-ce que tu es favori ? Non. Donc si tu sors, mais sur un bon match, ce ne sera pas un flop je pense. Il faut avoir de l’ambition mais aussi réaliste. »

Et l’ancien Diable rouge ne veut pas se jouer au jeu des comparaisons avec sa génération : « En 2018, l’équipe était rodée, ça faisait des années qu’on jouait ensemble. Ça faisait déjà deux ans qu’on travaillait avec Martinez sur un système bien précis. On arrive au Mondial avec un système rodé, des joueurs qui sont fit et des joueurs dans la fleur de l’âge. On était tous en fin de vingtaine, avec de l’expérience aussi. C’est un des meilleurs âges pour un joueur de foot ».

Avec quelques années supplémentaires, cette génération peut-elle marcher dans les pas de la génération dorée ? « C’est difficile à dire », hésite Nacer Chadli. « En fait, le fait qu’on soit allé loin en Coupe du Monde 2018, c’est aussi le fait qu’on ait commencé tous en même temps. Je pense que sur deux ans d’écart, on a tous commencé en équipe nationale belge. On a tous grandi ensemble. Là, il y a encore des cadres de l’ancienne génération, comme Thibaut, Romelu, Kevin, Axel, même Youri, qui est venu un peu après nous, mais qui était déjà là aussi en 2018. Ça va être la passation de pouvoir lors des prochaines années. Du coup, il y aura beaucoup de changements. Maintenant, de voir s’ils auront la même qualité, je ne sais pas. C’est difficile à voir l’évolution du potentiel des joueurs ».

Mais ce qui est sûr, c’est que Nacer Chadli connaît l’ingrédient primordial pour un grand tournoi réussi : « une bonne cohésion de groupe ».

« C’est le plus important », insiste notre consultant. « Au-delà des qualités que tu as dans ton effectif, c’est de créer une cohésion groupe comme une meute de loups. Avec des leaders et des joueurs derrière qui sont prêts à se battre pour les autres. Ça, c’est le plus important. Tu le vis au jour le jour. Notamment, nous, notre groupe, on n’était jamais dans notre chambre. Soit on était en récup avec les kinés, au lunch. Et si on n’était pas là, on jouait aux cartes, à la PlayStation, au billard. Mais on était tout le temps ensemble ».