Steven Defour est cash : « Le Standard n’a rien à faire en Playoffs 1 »

Steven Defour est cash : « Le Standard n’a rien à faire en Playoffs 1 » - Samuel Guadi

À l’approche du dénouement de la phase classique, Steven Defour ne mâche pas ses mots. Si le Standard de Liège peut encore mathématiquement arracher un ticket pour les Playoffs 1, l’ancien Diable Rouge estime que les Rouches n’y ont pas leur place au vu de la pauvreté de leur jeu.

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BELGA

Le Standard de Liège, après son succès à Zulte Waregem, entretient l’espoir de voir les PO1 avant ses duels face à l’Antwerp et Westerlo. Pourtant, le constat de Steven Defour est cinglant : « Sincèrement, je pense que les Rouches ne pourraient pas faire grand-chose en Playoffs 1 », tranche-t-il. Pour lui, le club liégeois manque cruellement d’arguments techniques : « On peut même dire que le Standard n’a rien à y faire vu ce qu’il montre depuis le début de la saison. Il n’a pas un onze de base ni une qualité de jeu qui permettent de dire qu’il tiendrait son rang. »

L’ancien milieu de terrain juge le niveau global de la compétition avec sévérité, estimant que Genk, Gand ou même Westerlo proposent un football de bien meilleure qualité. Toutefois, il n’exclut rien : « C’est vraiment l’année ou jamais pour se qualifier pour les Playoffs 1 en jouant mal. » Concernant l’Antwerp, un autre de ses anciens clubs, Defour pointe du doigt les problèmes financiers du matricule 1 : « Quand l’argent n’est plus là, ça devient compliqué. Même si c’était limite, les Anversois avaient quand même le noyau pour finir dans le Top 6. »

À l’inverse, Steven Defour se réjouit de voir son club formateur, le KV Malines, aux portes d’un exploit historique. « Je le souhaite vraiment à mon club formateur, ça fait tellement d’années qu’ils attendent cela ! », souligne-t-il, tout en restant prudent sur le calendrier difficile qui attend les Malinois contre Anderlecht et Bruges. Pour le titre final, son favori est clair : le Club Bruges. Selon lui, le noyau de Saint-Trond sera trop court pour tenir sur dix matchs de haut niveau, tandis que l’Union Saint-Gilloise « arrivera sans doute trop court », surtout après la blessure de Promise David.

Au-delà des résultats, c’est le format même du championnat que Defour remet en question. Il plaide pour un retour au format classique, dénonçant la panique qu’engendre le système actuel chez les dirigeants : « Avec le stress des Playoffs, les directions paniquent après deux défaites et ont tendance à faire n’importe quoi. En un an, tous les clubs de Pro League ont changé d’entraîneur au moins une fois. Avec un championnat classique, ça ne serait jamais arrivé. »