« Il n’en a jamais été question », a assuré Frutos lundi lors de sa présentation au Mambourg. « Quand Mehdi (Bayat, ndlr.) m’a contacté, je savais que c’était le bon moment et je n’ai pas réfléchi à une autre opportunité qui pouvait se présenter. C’était la meilleure option pour moi de rejoindre Charleroi qui est un club qui a le potentiel pour être au coude-à-coude avec les meilleurs clubs du pays. »
Que ce soit comme joueur, entraîneur adjoint ou simple spectateur, l’Argentin ne « retient que de bons souvenirs » de ses passages au Pays Noir. « J’ai été champion ici avec Anderlecht en 2017 (en tant qu’adjoint de René Weiler, ndlr.) et j’avais été exclu aussi (en 2020 en tant qu’adjoint de Vincent Kompany, ndlr). Lorsque j’étais joueur, Christian Leiva, qui avait joué avec moi à Anderlecht avant de venir ici, me disait souvent que Charleroi ressemblait à ce qu’on avait connu en Argentine. C’est un chouette stade et le public m’a toujours bien traité. »
L’Argentin, qu’on surnommait ’Le Héron’, est également revenu sur ces dernières semaines à La Louvière où le président Salvatore Curaba avait ouvertement critiqué le mercato estival manqué. « La relation est toujours bonne. Les déclarations de Salvatore Curaba ne m’ont pas dérangées, car il m’a dit la même chose en privé. Je ne peux dire que du bien sur lui. J’ai vécu une aventure exceptionnelle à La Louvière. »
C’est un Mehdi Bayat « heureux et un peu ému » qui s’est installé aux côtés de Nicolas Frutos. « Nous avons trouvé notre quatrième mousquetaire », a déclaré l’administrateur-délégué des Zèbres devant la presse au Mambourg.
Neuf mois après avoir présenté sa nouvelle stratégie pour le club, Bayat a trouvé en Frutos « la personne qui peut implémenter notre vision à tous les échelons du club et qui soit garante de notre philosophie ». « Le timing était parfait des deux côtés. Nicolas a pu montrer lors de son passage à la RAAL la qualité de son travail et sa vision qui corrobore à la nôtre. Il a une vision claire de ce que doit être le football moderne et j’ai tout de suite senti qu’il y avait un ’match’ entre nous. »













