« Penalty 50-50 », « on devait jouer jusqu’à la 100e minute » : Jonathan Lardot revient sur les phases clés de Charleroi-Club de Bruges

« Penalty 50-50 », « on devait jouer jusqu’à la 100e minute » : Jonathan Lardot revient sur les phases clés de Charleroi-Club de Bruges - Jérôme Jordens

Le match Charleroi-Club de Bruges a fait couler beaucoup d’encre autour de l’arbitrage. Jonathan Lardot s’est exprimé ce lundi au micro de DAZN pour revenir sur les différentes phases polémiques. S’il regrette le penalty sifflé, il comprend en revanche le temps additionnel accordé.

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Charleroi-Club de Bruges aura été un match très tendu ce dimanche. Le penalty accordé pour un contact entre Tresoldi et Keita est resté en travers de la gorge des Zèbres, tout comme le temps additionnel de 8 minutes qui a finalement vu Bruges marquer à la 100e minute. Jonathan Lardot est revenu sur ces faits de jeu au micro de DAZN.

Le penalty a été accordé par l’arbitre, après une intervention de son assistant. Pour Jonathan Lardot, c’est une phase qui n’aurait pas mérité un penalty, mais l’intervention du VAR n’était pas possible au vu de la situation : « Le contact est léger. Est-ce qu’on peut dire qu’il n’y a pas de contact ? Non. Et c’est ça qui a amené le VAR à ne pas intervenir. Le contact est présent, mais effectivement léger. J’aurais préféré qu’on laisse jouer. Mais la décision a été prise sur le terrain. Est-ce que c’est à l’assistant de prendre cette décision à cet endroit de la surface de réparation, avec un contact qui vraisemblablement devait être beaucoup plus clair dans son esprit que dans la réalité ? J’aurais préféré que l’assistant n’intervienne pas et surtout que l’arbitre reste fort de sa décision initiale. Même si on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de contact. On ne peut pas dire que c’est une erreur claire et manifeste. Léger ? Ok. Défendable ? Oui. Mais je pense que j’aurais préféré que l’assistant n’intervienne pas dans ce cas-là ».

Mais comme l’arbitre est le maître à bord par rapport aux décisions, si l’erreur n’est pas claire et manifeste, le VAR n’a pas à intervenir. C’est donc ce qu’il s’est passé ce dimanche : « Si l’arbitre n’avait pas pris la décision sur le terrain d’accorder le penalty, le VAR ne serait pas intervenu. On est dans une zone vraiment de 50-50. J’aurais préféré qu’on laisse jouer. ça ne veut pas dire que je ne supporte pas la décision de l’arbitre, puisqu’on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de contact non plus. Mais on essaie de mettre la ligne technique beaucoup plus haute dans ce genre de contact ».

Le patron des arbitres tenait cependant à apporter son soutien à l’arbitre de la rencontre, M. Verbeke : « L’arbitre a fait un bon match. On isole la phase du penalty qu’on vient de discuter, c’est un arbitre avec beaucoup de potentiel et de qualités. Selon moi, un futur intéressant dans l’arbitrage. Il ne faut pas oublier que c’est un jeune arbitre avec pas mal de matches au compteur en D1A cette année, mais toujours nouveau en D1A. Et je veux soutenir ces arbitres-là, jeunes, qui ont du potentiel et qui ont besoin de prendre de l’expérience. Sa rencontre, il l’a gérée. Il a mis un carton rouge indiscutable en début de deuxième mi-temps contre un joueur de Charleroi. Il est indiscutable ».

L’autre phase qui a fait grincer des dents à Charleroi, c’est ce but de Bruges qui tombe à la 100e minute alors que 8 minutes de temps additionnel avaient été annoncées. Mais pour Jonathan Lardot, il n’y a pas d’erreur, le temps supplémentaire était légitime : « Ils ont annoncé 8 minutes. Il faut savoir que les 8 minutes commencent à partir du moment où on joue. Le gardien de Charleroi est resté deux minutes au sol. Depuis la minute 90, jusqu’à la reprise du jeu à la 92e minute. Et c’est donc à ce moment-là que les 8 minutes commencent. Donc, on devait jouer jusqu’à la 100e minute. ça a été communiqué clairement sur le terrain aux joueurs, et au bord du terrain via le quatrième homme au team manager. La communication de la part des arbitres, elle a été efficace. Le Club de Bruges marque la 99e et 40 secondes de mémoire. Le garçon, il a respecté son boulot. Alors huit minutes, certains diront que c’est beaucoup. J’ai regardé le match, et j’ai regardé de nouveaux la deuxième mi-temps. Les huit minutes, elles sont justifiées. Je peux comprendre la frustration par rapport à la phase de penalty, mais moins par rapport au temps supplémentaire qui a été correctement joué et appliqué ».

À l’issue de la rencontre, certains joueurs de Charleroi, très frustrés, ont fortement critiqué l’arbitre du soir. Adrien Scheidler indiquant notamment que « Charleroi dérange ». Des propos qui n’ont évidemment pas plu à Jonathan Lardot : « La dernière fois que j’ai réagi par rapport à des propos, ça m’a valu des discussions avec certains clubs, dont Zulte Waregem. Et je peux comprendre leur position. Quand les propos ne sont pas corrects, je le reconnais aussi. Et je veux en profiter pour m’excuser auprès du club de Zulte et surtout pour ne pas commettre une deuxième fois la même erreur. Mais tout le monde a entendu les propos. Qu’on parle de la situation de penalty, on peut en discuter. Mais tous les propos n’ont pas à être tenus. Et j’imagine qu’un suivi va être accordé aux personnes qui ont tenu ces propos ».