Dans son traditionnel débriefing Under Review, Jonathan Lardot a admis que les outils technologiques habituels n’avaient pas suffi à saisir la gravité du geste sur le moment. « Sur le direct, je comprends cette décision. Pareil au vu des images disponibles pour le VAR », a-t-il d’abord tempéré. Cependant, la publication d’un cliché pris par un photographe de presse, montrant l’impact exact des crampons au-dessus de la cheville, a forcé le département arbitral à revoir sa copie : « La confusion n’est plus permise : le contact sur la cheville de l’attaquant est clair. Il aurait donc fallu sanctionner ce tacle dangereux. »
Le verdict est sans appel : pour Lardot, Christian Burgess aurait dû être exclu. Cette déclaration vient appuyer les critiques d’anciens arbitres comme Serge Gumienny, qui lui aussi voulait un carton rouge, pointant du doigt l’intégrité physique de Mirisola mise en danger par ce pied en avant.
De son côté, le principal intéressé a reconnu le contact tout en plaidant l’absence de mauvaise intention. « J’espère que le petit est OK, je ne l’avais pas vu venir », a déclaré Burgess, qui échappe ainsi à une suspension qui aurait pu peser lourd dans la course au titre. Pour Genk, le sentiment d’injustice est vif, d’autant que Robin Mirisola a lui-même partagé des clichés de sa cheville meurtrie après la rencontre, qualifiant le tacle de « particulièrement sale ».













