En interview dans « Sur le Gril » pour la RTBF, Giulian Biancone ne cache pas son admiration pour Vitor Bruno. Le défenseur d’Anderlecht apprécie particulièrement la méthode de travail du technicien portugais, qui associe une organisation tactique rigoureuse à une certaine liberté dans la construction du jeu.
« Notre coach Vitor Bruno est une vraie découverte pour moi ! Il développe une vraie méthode avec une identité de jeu et une idée tactique de très haut niveau. Il a travaillé très longtemps avec Sergio Conceiçao, qui est un super coach de ce qu’on m’a dit. Du coup, il s’est créé un concept de jeu, une philosophie, une vraie patte. On le ressent vraiment. »
Le défenseur apprécie notamment la marge de manœuvre qui lui est accordée lorsqu’il participe à la relance : « Tactiquement, il a une structure immuable mais en possession de balle, il nous laisse une marge de liberté. Moi, comme défenseur, j’ai toujours quatre ou cinq possibilités de passes devant moi. Il me laisse aussi la possibilité d’éliminer et de monter si j’en ai l’occasion. »
Biancone souligne toutefois que cette fermeté ne signifie pas que le dialogue est absent. Les joueurs expérimentés, comme Colin Coosemans et lui-même, peuvent faire remonter les préoccupations du vestiaire : « Le coach va nous demander beaucoup d’investissement… mais quand il entend que ses attentes sont trop voraces en énergie ou en contraintes par rapport à nos vies personnelles, il va entendre et alléger nos charges. Ou proposer un repas d’équipe pour se relâcher ensemble. Il a ses idées, il a son opinion… et certaines choses sur lesquelles il ne va pas déroger. Mais il est ouvert aussi à dégager une direction commune avec le groupe joueurs. »
Le Français est même convaincu que son entraîneur est promis à un grand avenir : « Franchement, Vitor Bruno est une très bonne pioche d’Antoine Sibierski : je suis convaincu que d’ici 5 ou 10 ans, il sera dans un très, très grand club. »
L’Europe, oui, mais le championnat reste prioritaire
Anderlecht doit encore trouver davantage de régularité en championnat, malgré des prestations européennes qui offrent parfois un visage plus convaincant. Pour Biancone, cette différence s’explique notamment par les styles de jeu rencontrés et l’enchaînement des rencontres : « Le championnat belge est très difficile et très fermé : on joue contre des équipes en bloc bas et qui nous prennent en contres. En Europe, le jeu est plus ouvert et on a davantage d’espaces. Les matches de Pro-League arrivent aussi après des jeudis soirs où il y a eu énormément de bagarre et d’intensité : on aborde le week-end un peu émoussé par ces joutes européennes. »
Le défenseur français apprécie les soirées européennes, mais il sait que le Sporting doit avant tout retrouver une place parmi les meilleures équipes de Belgique : « J’adore l’Europe, on ne veut pas que ça s’arrête en janvier et on ira le plus loin possible… mais le plus important, c’est le championnat ! J’ai envie de retrouver les premières places et de finir au minimum dans le Top 3. Ce qui nous permettrait de rejouer l’Europe l’année prochaine… et plus si affinités ! »
Lorsqu’il doit choisir entre remporter le championnat de Belgique ou soulever l’Europa League, Biancone hésite. D’un point de vue personnel, l’Europe aurait sa préférence, mais il mesure ce que représenterait un titre national pour Anderlecht et ses supporters : « Gagner le titre belge ou l’Europa League ? Ouche, question difficile… Pour ma carrière, si je pense égoïstement, je dirais l’Europa League… Mais je pense que pour les supporters mauves et le club, regagner le titre belge serait énorme. Traverser Bruxelles avec le trophée après dix ans de disette, ce serait exceptionnel ! »













