Tout avait pourtant bien commencé pour OHL. Appliqués et conquérants, les hommes de Mazzù ont bousculé les Mauves dès le coup d’envoi, ouvrant le score et maîtrisant les débats durant la première demi-heure. Mais le vent a tourné sur une erreur de Youssef Maziz, offrant l’égalisation à Anderlecht et relançant totalement un Sporting qui n’en demandait pas tant : « On fait le début de match parfait. Nous marquons et nous sommes la meilleure équipe sur le terrain durant 29 minutes. Puis, il y a cette erreur et on donne une chance à Anderlecht de reprendre la confiance. »
Si le score était encore serré au repos, la reprise a tourné au cauchemar pour les visiteurs. Pris à la gorge par les hommes de Jérémy Taravel, OHL n’a jamais réussi à relever la tête. Pour Felice Mazzù, c’est moins le score que la manière, ou plutôt l’absence de manière, qui laisse un goût amer : « Notre deuxième mi-temps a été catastrophique. C’est la première fois que je vois mon équipe ne pas être bonne. Nous n’avons rien créé, nous avons laissé des espaces, nous ne gagnions pas de duels. On a joué sans tête. »
Loin de chercher des excuses tactiques ou physiques, l’entraîneur louvaniste a pointé du doigt les carences psychologiques de son groupe. Incapables de réagir après avoir été rejoints au score, les joueurs de Louvain ont multiplié les bévues défensives sur les deuxième et troisième buts anderlechtois, scellant ainsi leur propre sort : « L’explication est mentale. Mon groupe est fragile dans la tête. On a commis des erreurs inacceptables sur le 2-1 et le 3-1. »













