« Avec le nombre de joueurs blessés, on n’a pas sombré » : Ayensa fier du début de saison du Standard

« Avec le nombre de joueurs blessés, on n’a pas sombré » : Ayensa fier du début de saison du Standard - Jérôme Jordens

À l’occasion du stage du Standard au Portugal, Dennis Eckert Ayensa s’est livré sur la deuxième partie de saison. Entre l’ambition de créer davantage d’occasions et surtout de rester dans le top 6, le numéro 10 des Rouches estime que le club est sur la bonne voie.

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Sixième avec 27 points, le Standard a passé la nouvelle année dans les Champion play-offs. Une situation quasi inespérée au vu des statistiques affichées par les Liégeois.

Avec 18 buts marqués, les Rouches possèdent la troisième plus mauvaise attaque, derrière la RAAL (15) et Dender (16). Deux équipes qui sont actuellement dans la zone rouge, aux 14e et 16e positions. Une panne offensive dont est bien conscient l’attaquant, qui espère améliorer ses stats en 2026, même s’il reconnaît que ce sera un travail collectif : « On doit beaucoup travailler sur la dernière passe, pour placer les attaquants en bonne position pour marquer. La plupart du temps, nous n’avons qu’une ou deux occasions sur un match. On ne crée pas beaucoup ».

Un problème qui s’explique également par les nombreux changements vécus par les Liégeois en seulement quelques mois. « L’année dernière, c’était notre football, avec un bloc bas. On joue dans un nouveau système et donc ça prend un peu de temps. Il y a eu un changement d’entraîneur et beaucoup de blessés donc c’est un ensemble de raisons, mais on n’est pas heureux de ça », admet Ayensa.

« Je ne suis pas satisfait de n’avoir marqué que 4 buts, Thomas (Henry) 5 et Timothé (Nkada) 2. Mais je dois aussi protéger les attaquants. On vit des passes, des actions offensives. Mais je suis confiant, avec cette équipe, on peut créer plus », positive tout de même le joueur de 28 ans.

« Si on gagne en étant moche, c’est toujours mieux que de perdre en étant beau »

Et si le niveau de jeu affiché n’est pas toujours exceptionnel, cela ne dérange pas spécialement l’attaquant. « C’est toujours à propos des résultats », clame l’Allemand. « Mais évidemment, le Standard est un club qui veut jouer un football offensif. Comme dans le passé, un football risqué avec beaucoup de buts. Et je comprends ça. Mais l’important, c’est d’être efficace. Mais on peut travailler pour être efficace et avoir un jeu un peu plus agréable. Mais si on gagne en étant moche, c’est toujours mieux que de perdre en étant beau ».

Malgré tout, l’attaquant reconnaît que la seule variable importante est celle des résultats. Et à ce niveau-là, le Standard fait partie du top 6. « Je m’en fous totalement », reconnaît-il d’emblée lorsqu’on lui demande s’il est touché par les analystes qui prédisent que le Standard n’ira pas en PO1.

L’année passée, sans manquer de respect, le banc était faible
Dennis Eckert Ayensa

Car Ayensa, lui, y croit et voit ce Standard capable de poursuivre son évolution grâce à un noyau plus qualitatif que la saison dernière : « L’année passée, sans manquer de respect, le banc était faible. On a un groupe plus large qui amène de la qualité. Avec le nombre de joueurs blessés, on n’a pas sombré. Je pense que c’est un grand avantage. Si vous avez des joueurs de qualité sur le banc, les titulaires ressentent plus de pression. C’est quelque chose qui pousse tout le monde vers le haut ».

Et une nouvelle fois, Dennis Eckert Ayensa souligne les difficultés par lesquelles sont passés les Rouches durant cette première partie de saison, tout en croyant fermement qu’ils sont capables de réaliser de belles choses en 2026 : « Quand on pense au nombre de blessés, de cartes rouges, le changement d’entraîneur, et nous sommes sixièmes… Chapeau. Ça ne peut que s’améliorer, si on arrive à jouer un peu mieux de derrière. C’est un de nos problèmes, on est trop prévisible. Si on arrive à améliorer ça, on pourrait vraiment être surprenant ».