Deux ans après avoir mis un terme à sa carrière, Robert Gesink s’est confié dans le podcast Bahamontes sur une période particulièrement trouble du cyclisme. Passé professionnel chez Rabobank entre 2006 et 2012, le Néerlandais a connu une époque où les scandales liés au dopage se succédaient : « Quand j’ai intégré le peloton, le dopage était monnaie courante. »
L’ancien grimpeur, cinquième du Tour de France en 2010 et sixième en 2015, a notamment vécu de l’intérieur les années mouvementées de Rabobank, en particulier l’épisode Michael Rasmussen de 2007 : « Je faisais partie de l’équipe, mais je n’étais pas présent sur le Tour de France lorsque Michael Rasmussen a été exclu en 2007. Ce n’étaient pas les meilleures années ; il y avait beaucoup de méfiance, d’envie et d’incertitude. »
Jamais impliqué dans une affaire de dopage au cours de sa carrière, Gesink reconnaît toutefois avoir été confronté à plusieurs reprises à des propositions visant à franchir la ligne rouge : « Quand j’étais jeune, je pensais que si je voulais atteindre ce niveau, je devais faire pareil. Heureusement, mon entourage m’a aidé à rester sur le droit chemin. »
Aujourd’hui âgé de 40 ans, le Néerlandais estime que le cyclisme a considérablement évolué au cours des dernières années. S’il considère que les contrôles et les mentalités ont permis d’assainir le milieu, il reste convaincu que le problème ne disparaîtra jamais totalement : « Le cyclisme moderne est beaucoup plus propre, mais il y aura toujours des tricheurs. »













