« Le Tour de France fait trois semaines » : Christian Prudhomme refuse de toucher au format du Tour

« Le Tour de France fait trois semaines » : Christian Prudhomme refuse de toucher au format du Tour - Samuel Guadi

Alors que l’UCI envisage de raccourcir les trois Grands Tours pour réformer le modèle économique du cyclisme, Christian Prudhomme refuse de toucher au format du Tour de France.

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AFP

Dans le cadre d’une réflexion sur l’avenir économique de la discipline, l’Union cycliste internationale (UCI) envisage de réduire la durée du Tour de France, du Giro et de la Vuelta, en passant de trois à deux semaines de course. Une réforme qui permettrait notamment de revoir les calendriers et de réduire les coûts d’organisation.

Mais pour Christian Prudhomme, il n’est pas question de modifier le format de la Grande Boucle. « Cette question-là concerne certains Grands Tours », a-t-il expliqué aux médias, dont RMC Sport, avant de défendre la formule actuelle : « Le Tour de France fait trois semaines, quatre week-ends, et c’est très bien comme ça. »

Selon les informations rapportées cette semaine par RMC Sport, cette réflexion de l’UCI serait notamment portée par des partenaires commerciaux. Ceux-ci regrettent de ne pas toujours retrouver les meilleurs coureurs au départ des épreuves auxquelles ils sont associés, malgré leur présence au calendrier World Tour.

Le Tour de France semble toutefois difficile à remettre en question. Malgré la longueur de l’épreuve, le public continue de répondre présent, comme l’ont démontré les chiffres d’audience de l’édition 2026. À l’échelle européenne, les organisateurs ont également communiqué le chiffre de 150 millions de téléspectateurs ayant suivi au moins une minute de la Grande Boucle au cours des trois semaines de course.

Tout le monde ne partage cependant pas l’avis du patron du Tour. Ancien coureur professionnel, ancien dirigeant d’équipe et consultant pour RMC Sport, Jérôme Pineau estime qu’une Grande Boucle plus courte pourrait contribuer à améliorer la situation financière du cyclisme. « Ce ne serait pas un sacrilège », a-t-il déclaré dimanche dans l’émission Les Grandes Gueules du Sport sur RMC. Avant de préciser sa position : « Si on veut sauver le vélo, peut-être qu’il faut diminuer les Grands Tours, faire des classiques plus courtes, certainement. Mais à une seule condition : reverser aux équipes. »