Comme avec Vincent Kompany en 2018, la Belgique arrive au Mondial avec un joueur loin d’être dans sa meilleure forme physique. Et cette fois, ce sont même les deux principaux cadres qui ne sont pas à leur meilleur niveau, avec un Kevin De Bruyne qui remonte doucement la pente, et un Romelu Lukaku qui part de loin.
Face à la Croatie et à la Tunisie, Rudi Garcia a pu donner 67 minutes, puis 80 minutes au milieu de terrain. Une excellente nouvelle pour Nacer Chadli : « Le principal pour lui est de ne pas avoir de pépin physique. C’était le but pour lui de commencer et de jouer plus d’une heure. Donc c’est positif. L’association avec Youri, ça tient la route. Ils se connaissent depuis longtemps ».
Pour Romelu Lukaku, le temps de jeu a forcément été plus réduit, avec 17, puis 24 minutes. « L’entrée de Romelu était bonne », reconnaît cependant notre consultant en parlant du match face à la Croatie. « Il sait garder le ballon, le remettre. Il a eu 2-3 accélérations où il aurait pu faire mieux s’il était vraiment bien en jambes, mais il a montré des choses prometteuses. Je suis sûr qu’au début du Mondial il sera déjà mieux physiquement et ça va se resentir. On l’a déjà vu avec son but ».
Malgré tout, l’ancien Diable rouge affirme qu’il faut laisser du temps à l’attaquant de 33 ans : « Il va monter en puissance. Si j’étais le sélectionneur, je ne le ferais probablement pas commencer le premier match. Je lui donnerais encore 30-40 minutes pour éviter une blessure et le faire monter petit à petit dans les tours ».
Mais s’il n’est pas à 100 %, ce n’est pas pour autant qu’il faut remettre sa sélection en question selon Nacer Chadli : « Romelu c’est le meilleur buteur de l’équipe nationale donc il n’y a pas à discuter de sa sélection. Et personne ne peut discuter du fait que même à 90 % il est titulaire dans cette équipe ».
Pour l’ancien joueur, le profil de Lukaku est tellement unique qu’il est impossible de s’en passer. « C’est quelqu’un qui peut faire basculer une rencontre », affirme Chadli. « Contre la Croatie, il part une fois dans la profondeur et s’il est homme contre homme, il a beaucoup de chance de passer et une fois qu’il est face au but, normalement il marque. C’est un peu le facteur x de l’équipe nationale ».













