« C’est de la criminalité pure » : Lorin Parys furieux après les incidents à Sclessin

« C’est de la criminalité pure » : Lorin Parys furieux après les incidents à Sclessin - Belga

Lorin Parys, le CEO de la Pro League, a lui aussi réagi dimanche aux incidents survenus après le « choc wallon » entre le Standard et Charleroi.

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« J’en ai assez qu’un groupe d’imbéciles prenne notre football en otage », a-t-il déclaré à l’Agence BELGA. Parys souhaite exclure définitivement du football les auteurs de tels faits et attend pour cela une loi football plus sévère.

Après le coup de sifflet final de la victoire 0-2 des Carolos, les joueurs de Charleroi ont d’abord célébré devant le parcage visiteurs, avant que certains ne semblent provoquer les supporters locaux. Un supporter du Standard a ensuite envahi le terrain et tenté de voler un drapeau de Charleroi. Une partie des supporters visiteurs a alors quitté son secteur et s’est battue avec des Liégeois de la tribune voisine, avant que plusieurs fans du Standard n’envahissent eux aussi la pelouse.

Dans une courte réaction, Parys a annoncé que des conséquences pourraient suivre. « Nous discuterons la semaine prochaine avec les deux clubs des mesures appropriées. Entre-temps, les fauteurs de troubles risquent dix ans d’interdiction de stade, les clubs des matchs à huis clos, trois rencontres sans supporters visiteurs et des amendes. Nous demandons au parquet fédéral les sanctions les plus lourdes possibles, car cela n’a tout simplement rien à voir avec le football. C’est de la criminalité pure. »

Pour éviter ce type de débordements, Parys espère une loi football plus stricte. « À notre demande, le gouvernement fédéral travaille dessus. Nous soutenons cette démarche afin d’interdire à vie l’accès au football à ce genre de voyous. Cela permettra aussi aux sociétés de sécurité privées d’utiliser les images de caméras après les matchs pour identifier les auteurs. Des milliers de supporters viennent au stade pour la passion, l’ambiance et le football, pas pour la violence et le chaos », conclut le CEO.